Tournée 2019

MELODY GARDOT SERA EN TOURNEE CET ETE

Nouvelle date en France le 24 juillet, Melody se produira à Narbonne dans le cadre du festival « Jazz à l’Hospitalet »

Le 3 juillet à Villars les Dombes (« Les Musicales du Parc des Oiseaux » )

Les 11 & 13 juillet à Paris (l’Olympia)

Le 12 juillet à Monaco (Palais Garnier)

Le 27 juillet à Marseille( « Festival des 5 Continents« )

Mais aussi le 29 juin à Montreal ( salle Wilfrid Pelletier) et le 18 juillet à Pori (Finlande – Kirjurinluoto)

Spettaculu vivu André Manoukian & Élodie Frégé (01/2019)


Sensual Jazz

André Manoukian était sur les planches du théâtre dans le cadre de Spettaculu Vivu, pour un concert en duo avec Elodie Frégé. Après avoir explicité les raisons de ce concert en duo, il a commencé à plaquer les premiers accords sur son Fender Rhodes invitant par la même la chanteuse à poser sa voix. Le répertoire sélectionné pour l’occasion comprenait un maximum de standards pour lesquels la chanteuse en robe décolletée a mis un maximum de volonté pour traduire au plus prêt l’émotion créée. Chanter Jessica Rabit, Rita Hayworth ou Julie London c’est tout ce qu’Elodie apprécie, les « Torch songs », l’amour cramé au sens de Dédé Manoukian. Elle a enchaîné « Cry me a River » avant de toucher au sublime avec son interprétation de « My Funny Valentine ».

Un « Fever » enfiévré

En plus du répertoire du Real Book, Manoukian l’a invitée à emprunter les chemins de traverse de l’hexagone avec des icones de la variété française. Le théâtre de Bastia a eu droit à « Jardin d’hiver » d’Henri Salvador ou « Ce mortel ennui » de Gainsbourg. La qualité du touché du pianiste permettait de conserver ce background jazz si agréable à l’oreille. Le duo terminait par un « Fever » enfiévré.  

Une bonne idée que de débuter la soirée par une explication de texte. Le pianiste, qui a fait la Berklee School of Music une référence dans le milieu du jazz, a expliqué à sa façon pourquoi il avait choisi la lauréate de la Star Academy pour l’accompagner sur scène. Il s’est « justifié » en amont de sa prestation au cours d’une conférence originellement consacrée au jazz. Devant un parterre fourni, il  a surpris son auditoire en décrétant « Le jazz n’est pas né à la Nouvelle Orleans, mais, peut-être, en France après l’exécution de Robespierre ».

L’ancien membre du jury de la Nouvelle Star a évoqué Bach, Mozart, Chopin, Beethoven, Wagner, Debussy, Brubeck, le solfège, Sheila et Stevie Wonder. La liberté  de faire des notes comme on l’entend. Au final dans un style qui n’aurait pas déplu à Hugo Pratt, il a présenté une histoire de la musique avec des mots simples, même lorsqu’il évoquait l’ésotérisme des pyramides.  Un genre à renouveler pour mieux se régaler lors des concerts du théâtre.

Michel Maestracci

Suite donnée à l’article par Elodie Frégé sur sa page Facebook



Cliquez ici pour voir le post d’Elodie Frégé




Hugh Coltman cerise sur le gâteau des Musicales (12/2018)



Quel final pour cette 31e édition de la manifestation, que la prestation de Hugh Coltman le crooner du bayou. Dans une formation, loin des standards actuels,  avec Didier Havet le maître international du  soubassophone, une section de cuivres qui fleure bon la Louisiane, le chanteur a enchanté le public présent pour cette soirée de qualité. Avec des titres de « Who’s Happy ? » son dernier opus en passant par des créations plus anciennes, l’Anglais a modulé les émotions pour donner le meilleur de lui-même. En plus de l’instrumentation, l’éclairage s’est mis au diapason pour diffuser des atmosphères parfois secrètes comme celles des espaces chamaniques des contrées de cet état du Sud  des states.  Avec élégance et beaucoup de prestance, Coltman  a refait vivre des titres indémodables comme « Caravan » d’Ellington, «  Day Dream » du Lovin’ Spoonful de John B.  Sebastian et a terminé par une magnifique reprise de Joni Mitchell (« The River ») en compagnie de son pianiste. Un moment de grâce qui donne envie de se projeter rapidement sur l’édition 2019 avec autant de bonnes vibrations à emmagasiner.

Caravan By Hugh Coltman sur la scène du théâtre de Bastia

(article paru dans Corse matin du 26 novembre 2018)