Archives pour la catégorie live music

Spettaculu vivu André Manoukian & Élodie Frégé


Sensual Jazz

André Manoukian était sur les planches du théâtre dans le cadre de Spettaculu Vivu, pour un concert en duo avec Elodie Frégé. Après avoir explicité les raisons de ce concert en duo, il a commencé à plaquer les premiers accords sur son Fender Rhodes invitant par la même la chanteuse à poser sa voix. Le répertoire sélectionné pour l’occasion comprenait un maximum de standards pour lesquels la chanteuse en robe décolletée a mis un maximum de volonté pour traduire au plus prêt l’émotion créée. Chanter Jessica Rabit, Rita Hayworth ou Julie London c’est tout ce qu’Elodie apprécie, les « Torch songs », l’amour cramé au sens de Dédé Manoukian. Elle a enchaîné « Cry me a River » avant de toucher au sublime avec son interprétation de « My Funny Valentine ».

Un « Fever » enfiévré

En plus du répertoire du Real Book, Manoukian l’a invitée à emprunter les chemins de traverse de l’hexagone avec des icones de la variété française. Le théâtre de Bastia a eu droit à « Jardin d’hiver » d’Henri Salvador ou « Ce mortel ennui » de Gainsbourg. La qualité du touché du pianiste permettait de conserver ce background jazz si agréable à l’oreille. Le duo terminait par un « Fever » enfiévré.  

Une bonne idée que de débuter la soirée par une explication de texte. Le pianiste, qui a fait la Berklee School of Music une référence dans le milieu du jazz, a expliqué à sa façon pourquoi il avait choisi la lauréate de la Star Academy pour l’accompagner sur scène. Il s’est « justifié » en amont de sa prestation au cours d’une conférence originellement consacrée au jazz. Devant un parterre fourni, il  a surpris son auditoire en décrétant « Le jazz n’est pas né à la Nouvelle Orleans, mais, peut-être, en France après l’exécution de Robespierre ».

L’ancien membre du jury de la Nouvelle Star a évoqué Bach, Mozart, Chopin, Beethoven, Wagner, Debussy, Brubeck, le solfège, Sheila et Stevie Wonder. La liberté  de faire des notes comme on l’entend. Au final dans un style qui n’aurait pas déplu à Hugo Pratt, il a présenté une histoire de la musique avec des mots simples, même lorsqu’il évoquait l’ésotérisme des pyramides.  Un genre à renouveler pour mieux se régaler lors des concerts du théâtre.

Michel Maestracci

Suite donnée à l’article par Elodie Frégé sur sa page Facebook



Cliquez ici pour voir le post d’Elodie Frégé