Archives pour la catégorie live music

Spettaculu Vivu – A Filetta (03/2019)

Concert  d’une pure beauté

Le théâtre de Bastia a vécu un moment comme il y en a peu au cours d’une saison culturelle.  Jean-Claude Acquaviva et ses compères François Aragni,  Petr’Antò Casta, Paul  Giansily, Stéphane Serra et Maxime Vuillamier ont offert  à un théâtre de Bastia archi-comble un concert digne des grands noms de la galaxie musicale. Entouré de musiciens haut de gamme (Jean-Marie Gianelli, Daniele di Bonaventura, Sandrine Luiggi, Nicolas Torracinta, un percussionniste cubain), le groupe balanin a déroulé un programme alliant les quatre  éléments dans une ambiance envoûtante.

Entre les sonorités apaisées que n’auraient pas renier Manfred Eicher, le fondateur du label ECM et celles plus épicées  des rythmes latinos, Jean Claude  Acquaviva, tel un guide spirituel a donné le meilleur de lui même pour transmettre ses émotions.  A chaque occasion,  il  fait mention des êtres qui l’ont influencé et n’hésite pas à les remercier. Le light show enveloppe les artistes et accentue la sensation de plénitude qui sied aux thèmes exposés. Le répertoire fluctue entre chants comme extraits de l’Abbaye de Cluny  et des nappes synthétiques à la Pat Metheny.  La palette offerte est tout simplement d’essence divine et c’est sur ce tapis velouté que les voies corses transposent les racines de cette terre insulaire. 

Sans forcer les chanteurs touchent au cœur. Les hits et les succès défilent pour le plus grand bonheur d’un public conquis. Surprise aussi avec l’apparition de jeunes  danseuses qui accentuent ce côté « contemporain » déjà bien marqué. Avec deux heures et demie après,  A Filetta a dignement fêté ses 40 ans avec l’espoir de continuer ainsi encore  longtemps.

M.M.

Tournée 2019

MELODY GARDOT SERA EN TOURNEE CET ETE

Nouvelle date en France le 24 juillet, Melody se produira à Narbonne dans le cadre du festival « Jazz à l’Hospitalet »

Le 3 juillet à Villars les Dombes (« Les Musicales du Parc des Oiseaux » )

Les 11 & 13 juillet à Paris (l’Olympia)

Le 12 juillet à Monaco (Palais Garnier)

Le 27 juillet à Marseille( « Festival des 5 Continents« )

Mais aussi le 29 juin à Montreal ( salle Wilfrid Pelletier) et le 18 juillet à Pori (Finlande – Kirjurinluoto)

Spettaculu vivu André Manoukian & Élodie Frégé (01/2019)


Sensual Jazz

André Manoukian était sur les planches du théâtre dans le cadre de Spettaculu Vivu, pour un concert en duo avec Elodie Frégé. Après avoir explicité les raisons de ce concert en duo, il a commencé à plaquer les premiers accords sur son Fender Rhodes invitant par la même la chanteuse à poser sa voix. Le répertoire sélectionné pour l’occasion comprenait un maximum de standards pour lesquels la chanteuse en robe décolletée a mis un maximum de volonté pour traduire au plus prêt l’émotion créée. Chanter Jessica Rabit, Rita Hayworth ou Julie London c’est tout ce qu’Elodie apprécie, les « Torch songs », l’amour cramé au sens de Dédé Manoukian. Elle a enchaîné « Cry me a River » avant de toucher au sublime avec son interprétation de « My Funny Valentine ».

Un « Fever » enfiévré

En plus du répertoire du Real Book, Manoukian l’a invitée à emprunter les chemins de traverse de l’hexagone avec des icones de la variété française. Le théâtre de Bastia a eu droit à « Jardin d’hiver » d’Henri Salvador ou « Ce mortel ennui » de Gainsbourg. La qualité du touché du pianiste permettait de conserver ce background jazz si agréable à l’oreille. Le duo terminait par un « Fever » enfiévré.  

Une bonne idée que de débuter la soirée par une explication de texte. Le pianiste, qui a fait la Berklee School of Music une référence dans le milieu du jazz, a expliqué à sa façon pourquoi il avait choisi la lauréate de la Star Academy pour l’accompagner sur scène. Il s’est « justifié » en amont de sa prestation au cours d’une conférence originellement consacrée au jazz. Devant un parterre fourni, il  a surpris son auditoire en décrétant « Le jazz n’est pas né à la Nouvelle Orleans, mais, peut-être, en France après l’exécution de Robespierre ».

L’ancien membre du jury de la Nouvelle Star a évoqué Bach, Mozart, Chopin, Beethoven, Wagner, Debussy, Brubeck, le solfège, Sheila et Stevie Wonder. La liberté  de faire des notes comme on l’entend. Au final dans un style qui n’aurait pas déplu à Hugo Pratt, il a présenté une histoire de la musique avec des mots simples, même lorsqu’il évoquait l’ésotérisme des pyramides.  Un genre à renouveler pour mieux se régaler lors des concerts du théâtre.

Michel Maestracci

Suite donnée à l’article par Elodie Frégé sur sa page Facebook



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