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OLIVIER DURAND

Guitar Man du Havre

Olivier Durand a débuté la musique par la pratique du piano. Depuis qu’il est enfant il voue une passion pour le chant, il reconnaît même avoir créé une chanson sur les vaches. Par l’entremise d’un cousin batteur, il s’est mis à jouer sur les fûts.  Enfin, avant de devenir guitariste, il a encore  voulu tester la basse pour jouer « Walking on the Moon », comme Sting. Ensuite, une tante lui a donné sa guitare et il a débuté avec  AC/DC en tenue d’Angus Young ! Il  était à fond dans la guitare et l’est toujours ! Elliott Murphy qu’il accompagne depuis bientôt un quart de siècle ne s’en plaint pas. 

Quel type de guitare possédiez-vous ?

J’avais une copie d’une Fender Strato et je jouais avec des copains. Au début, je ne comprenais pas les histoires d’accords, les barrés étaient écrits bizarrement sur les partitions. J’avais l’impression qu’il fallait dix doigts pour faire un accord. Ensuite, j’ai compris qu’il n’en  fallait qu’un doigt. J’aimais jouer « Rock Around the Clock » et c’est d’ailleurs le premier solo que j’ai appris (il mime le solo).

Pourquoi écoutiez-vous Bill Haley ?
Mon frère devait avoir une compilation et il y avait aussi tous les autres hits de l’époque « See You Later Alligator » etc.

Vous étiez au collège à cette époque et comment réagissaient vos copains de classe ?

Oui, j’étais scolarisé au Havre et ça ne se passait pas très bien avec mes collègues. En fait, j’étais différent. Je venais d’une petite ville et pour eux qui venaient de classes sociales très favorisées, je n’étais qu’un manent de la  campagne. Ils  jouaient du piano classique alors que je faisais du rock. Malgré tout, j’avais deux ou trois copains et à la récré nous parlions musique. Je pense à Florent Barbier, que je vois toujours et avec qui nous avons débuté ensemble. Il a été le batteur des Roadrunners et aujourd’hui il possède son studio à New York. On avait la même envie et nous bossions tous les deux tout le temps. On avait cet objectif commun de faire de la musique.

Quand avez-vous su que vous alliez devenir musicien professionnel ?

C’est un rêve que j’ai depuis mes treize ans, mais on vit dans un monde où l’on nous dit : « Tu dois faire de vraies études, avoir un vrai métier ». Alors, je pensais devenir journaliste, pas forcément de rock. Ce qui m’intéressait c’était de découvrir apprendre des choses des autres.

Donc vous avez fait des études ?

Oui,  je jouais toujours de la guitare et dans le même temps j’ai obtenu un bac A2. Ensuite, j’ai rejoint Paris pour faire l’IACP (école de jazz), qui était très free à l’époque. J’ai mis des noms sur des choses que je connaissais en tant qu’autodidacte et j’ai compris les règles de la musique.

Vous découvrez la théorie, avec une votre expérience et là vous décollez, mais comment cela se passe-t-il ?

J’avais un groupe,  Why Not et nous faisions quelques concerts. Un jour nous sommes sélectionnés pour un tremplin rock au Havre.  Little Bob en était  le parrain et le président du jury. Et ce soir là, après les délibérations, il est monté sur scène et a décidé de me donner le prix du meilleur  guitariste, alors qu’il n’y en avait pas de prévu. Ça a été ma première rencontre avec Bob. Il faisait toujours partie de Little Bob Story (LBS).  Il devait entamer sa carrière solo, aussi m’a-t-il demandé de l’aider à écrire des nouvelles chansons. Je lui envoyais des morceaux et après une année à échanger j’ai débuté avec lui.

Je connaissais tout Too Young to love Me

Et bien, que j’ai du boulot parce que pour nous, en tout cas au Havre, Guy George Gremy le  guitariste de LBS était notre modèle. Je connaissais tout Too Young to love Me (écouter ! ici) l’album de l’époque. J’avais appris tous les solos de Guy-George. C’était mon modèle et je pouvais le croiser au Havre.

Outre  Little Bob vous avez évoqué d’autres groupes de la région. Échangiez vous beaucoup  entre vous ?

Avec les Why Not, nous avions fait la première partie pour un concert de soutien à un club du Havre qui avait fermé. Nous étions les petits jeunes au milieu des groupes havrais comme les Scamps, les City Kids, les Kings Snakes,  dont le batteur est devenu celui de la Mano Negra. Je mettais le pied dans le milieu rock havrais et j’ai demandé des conseils.  J’ai beaucoup parlé avec les Roadrunners car j’aimais bien les morceaux avec des harmonies vocales. Je  voulais savoir comment ils faisaient. J’ai tout de suite voulu apprendre des autres. C’était en 1989 !

Combien de temps êtes vous resté avec Little Bob ?

J’y suis resté pendant neuf ans.

C’est après neuf années avec Little Bob que  vous rencontrez  Elliott Murphy. Comment celà s’est-il passé ?  

Je me souviens, en janvier 96, je rentre chez moi et j’ai un message en anglais sur le répondeur. J’avais  l’impression que c’était mon copain Kenny Margolis, qui avait joué avec Bob.  Je ne voyais pas qui pouvait m’appeler d’autre.  Il y  avait cet accent new yorkais et à la fin je comprends que c’est  Elliott Murphy, que j’avais rencontré une ou deux fois. Il me disait qu’il souhaitait que je vienne à Paris faire un essai. Je m’y rends avec Jérôme Soligny (auteur et compositeur pour Daho, Dani, Indochine). Arrivé chez lui, je grimpe les cinq étages et tout de suite, on  commence à jouer l’album Selling the Gold qui devait sortir ( écouter Selling… ici). Elliott devait aussi faire l’émission Taratata. On a répété le morceau ensemble.  Il était surpris de ma culture, que je connaisse les open tuning. Selon lui, j’étais le premier français à comprendre ce qu’il racontait.  Bon au final je n’ai pas fait Taratata , car il avait promis à Sal Bernardi, le guitariste de Ricky Lee Jones. Mais trois mois après, on faisait le printemps de Bourges ensemble ! C’était notre premier concert.

Donc, vous jouiez à la fois avec Little Bob et Elliott Murphy ?

C’était en 1998, j’étais en fin de parcours avec Bob et j’avais l’impression de ne plus apprendre avec lui. Par contre, le peu que j’avais fait avec Elliott, c’était vraiment une ouverture vers d’autres pays,  d’autres cultures.

A la base je suis plutôt rock, voire hard rock

Musicalement que vous a apporté Elliott Murphy ?

A la base je suis plutôt rock, voire hard rock et Elliott plus folk-rock.  Avec lui j’ai compris Bob Dylan, Stephen Stills. La première tournée que j’ai faite en sa compagnie, nous écoutions Dylan tous les jours dans sa voiture et Elliott m’expliquait ses textes avec l’histoire de l’Amérique et de la musique aux USA. J’ai eu un cours de musicologie ! Après ça, il m’a proposé une autre tournée et j’ai dit OK et aujourd’hui ça fait 24 ans que nous sommes ensemble.

Est ce que ça vous a permis de côtoyer d’autres artistes ?

C’était aussi un gros challenge car sur Selling the Gold, il y avait Sonny Landreth qui joue sur deux ou trois morceaux, Chris Spedding et Mick Taylor, donc hou, je me suis dis il y a du boulot. J’ai beaucoup appris en écoutant tous ces disques là,  et après avec Elliott j’ai rencontré beaucoup de personnes.

Comment cela s’es-il  passé quand vous avez commencé à jouer avec Elliott ?

En fait, au début, Elliott nous envoyait  une setlist, nous étions plusieurs musiciens à débuter  avec lui et il nous disait : « Je voudrais jouer ces morceaux là, pouvez vous les apprendre ? » et la grosse différence avec Bob, c’est qu’Elliott nous demandait simplement d’apprendre les morceaux sans nous donner de direction.  Très vite, il m’a demandé de m’exprimer dans sa musique. J’ajoutais ce que je voulais et encore aujourd’hui, s’il n’aime pas ce que je fais il me le dit. Par contre, s’il aime il me pousse pour aller plus loin. En fait, avec lui j’apprends toujours !

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Vous évoquiez les rencontres faites avec Elliott, à qui pensiez vous ?

Un jour, nous jouions en Italie et Bruce Springsteen se produisait  à Bologne. Il m’a dit j’ai une place pour toi, tu viens avec moi. On assisté à un bout de la balance puis on s’est retrouvés au catering avec une partie des musiciens, où j’ai rencontré Bruce vite fait. Ensuite, on était sur le côté de la scène, on assistait au concert et j’en ai pris plein la figure et je me suis dit : « Olivier tu as du boulot » ! Et ce qui m’a plu encore chez lui c’est qu’au moment de balance Bruce a dit : «  à tous les bénévoles, on joue pour vous toute de suite ». Ils ont fait trois morceaux pour eux comme s’il était en concert. Il a une générosité. Donc, en côtoyant ces artistes  on apprend aussi bien humainement que musicalement !

Vous  avez accompagné Little Bob et  Elliott Murphy. Avez-vous des projets en solo ?

Au Havre, du temps de Bob, j’écrivais mes propres chansons et je faisais des concerts en solo. Je faisais ce que préconisait Johnny Cash.

Et que disait Johnny Cash ?

Pour être un bon songwriter, il faut écrire une chanson par jour. Après elle ne sera peut être pas conservée, mais au moins on apprend à écrire. A une époque, j’ai fait ça. Musicalement, les idées viennent facilement mais pour les textes c’est plus dur.

Avec Elliott on va sortir un album d’inédits

Et Elliott vous aide-t-il ?

Si mes textes sont en anglais, oui. Je les lui envoie et il me les corrige et sinon s’il constate que je suis perdu, il conserve l’idée de base  et il termine  comme mon texte de ce soir « Baby Blue ».  Il avait compris ce que je voulais dire et il l’a transcrit encore mieux que moi.

Que représente Elliott pour vous, un père, un professeur, un maître ou rien du tout ?

C’est entre le grand frère et le meilleur copain. Quelque chose comme ça. Il y a une sorte de lien familial. J’ai eu la chance de côtoyer sa mère,  mais aussi son frère et sa sœur et j’ai toujours l’impression de faire partie de la famille. D’ailleurs quand j’envoie des messages à  Gaspard (le fils d’Elliott) je dis : « c’est tonton Olivier ». On ne peut pas travailler pendant 23 ans avec une personne sans que rien ne naisse de cette relation. On partage beaucoup de choses ensemble et ce de plus en plus.

Quel est votre avenir proche ?

Avec Elliott on va sortir un album d’inédits. Gaspard y travaille dessus, il produit il mixe.
 

Et Olivier Durand a-t-il des ambitions ?

On en parle avec Elliott. Il me pousse à faire des choses, à écrire plus et sortir pourquoi pas un album en solo. Mais aujourd‘hui comment les sortir ? En physique ou par Internet ? La difficulté est de savoir comment ça marche,  de savoir où l’on va dans l’univers de la musique.

Et que vous dit Elliott ?

On se pose des questions tous les deux. Savoir ce qu’il faut faire, même pour lui. Savoir où on met les pieds. Bon, avec les concerts qu’il fait, lui forcément il vend des disques car les gens te rencontrent, ils sont contents d’avoir un truc en sortant du concert et encore un peu en magasin. Donc je pense produire un disque en auto production pour le vendre au cours de mes concerts. J’y pense depuis longtemps, mais mon problème c’est que j’ai à la fois les chansons et tout ce que je fais en instrumental, donc se pose le dilemme du choix.

Vous pourriez peut être  faire deux albums ?

Voire trois !

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CHRIS SLADE from Manfred Mann’s to Asia via AC/DC

Chris Slade est au rock, ce que Bernard « Pretty » Purdie est au jazz : un batteur incontournable de sa galaxie. Il s’est produit à l’occasion des Nuits… de Patrimonio plutôt présenté comme le batteur de AC/DC, ce qu’il fut.

D’AC/DC à Manfred Mann’s Earth Band

C’est pourtant avec le Manfred Mann’s Earth Band (MMEB) qu’il a passé le plus long de sa carrière. C’est Chris Slade qui serait à l’origine du nom de MMEB créé en 1971 sur les bases de Manfred Mann, du nom du chanteur Sud Africain leader du groupe. Après le succès de Nightingales and Bombers (1975) avec une reprise du Boss (« Spirits in the Night ») et l’excellent Watch avec son inoubliable « California », le batteur quitte la formation destination Uriah Heep pour un seul album (Conquest).

Après un passage au sein des formations de Gary Numan et David Gilmour, le batteur rejoint les Australiens d’AC/DC. Présent sur The Razors Edge, Chris Slade reste un moment avec les frères Young avant de s’envoler vers Asia, des ex membres de Yes, ELP et King Crimson pour deux albums . Avec un tel parcours, Chris Slade a de quoi transmettre aux jeunes générations de musiciens.

C’est ce qu’il a fait lors de son show de Patrimonio, reprenant avec une juvénile formation composée de deux chanteurs, un guitariste et un claviériste, les morceaux incontournables de sa carrière. D’AC/DC à Tom Jones en passant par Manfred Mann’s Earth Band , le public avait de quoi se régaler, mais on ne transmue pas en Angus Young, Geoff Downes, Brian Johnson ou Manfred Mann du jour au lendemain. Et les notes ancrées dans l’esprit des fans ont parfois eu du mal à se retrouver sur la scène du théâtre, faisant parfois grimacer les menhirs gardiens du temple des Nuits.

Chris Slade a joué son rôle de transmetteur de la tradition du rock. Long Live Rock n’ Roll chantait Ritchie Blackmore. Une façon d’annoncer une suite pour le numéro 31 des NdlGdP !!!

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GLENN HUGHES

Reportage photo

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ROY HARGROVE

Remember Roy

Il s’appelait le petit prince de la trompette un enfant du « Prince des ténèbres *» sans doute ! Il nous a quitté, le 2 novembre,  il y a tout juste six mois emporté par la maladie. Mais ce qu’on retiendra de lui c’est sa totale humilité.

Roy Live

https://www.youtube.com/watch?v=CQ6dbUmU__o

Cet artiste était toujours partant pour jouer avec les fans de sa musique, les amoureux du jazz. Tel un érudit discutant au café du commerce avec le peuple,  il n’hésitait pas à extraire sa trompette de son étui pour partager son amour avec des musiciens amateurs aussi. Petite parenthèse, c’est à ces actes la qu’on peut faire le distinguo entre les grands (artistes) et les petits, ceux qui pensent avoir atteint le sommet et ne considère pas l’autre comme digne de les accompagner. La parenthèse étant fermé je vous transmets le souvenir de Roy.

Théâtre de Bastia – 2007 (Photo Michel Maestracci)

« Si c’est ça le jazz alors je suis preneur »

La première rencontre avec le trompettiste s’est déroulée à Fano, sur la côte adriatique italienne pour le festival Fano Jazz by the Sea en 2004. Dans l’antique cité il se produisait à la tête du RH Factor avec Reggie Washington (b), Bobby Sparks (org) Renée Neufville (voc), Keith Anderson (s) pour un show funk au groove profond. Le trompettiste revenait aux sources de la musique afro-américaine avec Hard Groove. On retrouvait dans son expression sa propension à faire swinguer son propos. Ceci après une période classique discographique faite de standards (Approching Standards), de clins d’œil à la musique latine (Habana) ou encore du magnifique Moment to Moment agrémenté de cordes. Ce qui fera dire à un ami féru de rock qui avait assisté à son concert bastiais (2007) « Si c’est ça le jazz alors suis preneur ».

Théâtre de Bastia – 2007 (Photo Michel Maestracci)

À la contrebasse pour permettre à un musicien local de jouer

Arrivé la veille de son concert à Bastia, Roy passât l’après-midi du samedi après midi pour se faire dyaliser. Acclamé par les autres patients il quittait l’établissement de santé après avoir signé des autographes et invité ses compères d’un moment à assister à son concert du soir. Et le spectacle fût de toute beauté avec un pianiste et un alter saxo complice. Après le concert, Roy ne s’est pas fait prier pour participer à la jam-session organisée pour l’occasion se mettant même à la basse pour permettre à un musicien local de jouer de la trompette.

À la contrebasse au café de la paix -Bastia 2007 – (photo Gérard Mussier)

Avec Roy Hargrove on était loin de l’image que certains médias voulaient donner à la musique du XXe siècle : une musique intellectuelle, froide et sans émotion.

Discographie :

Au cours de sa carrière, Roy Hargrove  a joué avec Ricky Ford (Hard Groovin’-1989) présent à Bastia en 2003, Jackie Mc Lean (Rhythm of the Earth -1992), Steve Coleman and the Five Elements (The Tao of Mad Phat – ), Slide Hampton (Dedicated to Diz-1993), Johnny Griffin (Chicago, New York, Paris -1994), Abbey Lincoln (A Turtle’s Dream – 1994), Shirley Horn (The Main Ingredient -1995), Barbara Dennerlein ( Take Off!! – 1995), Jimmy Smith (Damn – 1995 et Angel Eyes – 1996), Natalie Cole (Ask a Woman Who Knows -2002), John Mayer (Heavier Things -2002, Continuum -2006), Mario Canonge (Rhizome-2004), Linda Rondstat, Hummin’ to Myself -2004), Rod Stewart (The Great American Songbook – 2005), Mike Stern (Who Lets the Cats Out -2005), Jimmy Cobb (Cobb’s Corner -2007), Roberta Gambarini, normal pour la femme de Larry Clothier son agent (So in Love -2009) et beaucoup d’autres encore.

Jam-Session au café de La Paix avec Amadeus Chiodi (as)

Hommage à Charlie Parker

C’est dire son attraction pour de multiples artistes. Pour ce qui est de sa discographie Roy a sorti une quinzaine d’albums, le premier Diamond in the Rough , en compagnie de Scott Colley (b), Al Foster (dm), Antonio Hart au sax le tout dans un registre très bop avant d’enchaîner sur Public Eye  avec Antonio Hart (s), Billy Higgins (dm) et Chris Mc Bride (b) puis The Vibe avec Jack McDuff (org), Branford Marsalis(s), With the Tenors of our Time avec Stanley Turrentine (s), Joe Henderson (s) ,Johnny Griffin (s), Branford Marsalis (s) et Steve Coleman (s) soit deux générations de ténors.

Roy au chant (Photo Luciano Rossetti by courtesy ©)

En trio avec Chris McBride (b) et Stephen Scott (p) pour rendre hommage à Charlie Parker sur Parker’s Mood. Avec Habana il intègre le latin jazz à son répertoire puis il sort le sublime Moment to Moment avant d’aborder sa période funk avec le RH Factor. Puis de revenir à son jazz straight avec ses deux derniers albums studio. Le reste de sa carrière se poursuivra au gré des concerts et des collaborations puis plus rien. Le mal agissant pour l’empêcher de s’exprimer pleinement. Il reste malgré tout un album tout simplement magique : Direction in MusicLive at Massey Hall du trio Herbie Hancock-Mickael Brecker et Roy Hargrove, avec Brian Blade (dm) et John Patitucci(b)  pour célébrer les 75 ans du duo Miles Trane, c’était le 25 octobre 2001.

Bientôt une galerie photo dédiée à Roy Hargrove

  • Le prince des ténèbres alias Miles Davis
Good bye Roy….
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GIRLS in HAWAII

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ELLIOTT MURPHY