Archives du mot-clé Blues

Carsten Lindhölm

Jazz nordique d’inspiration indienne

Carsten Lindholm est un batteur et compositeur danois, né en 1969 dans la petite ville de Kerteminde. Il a été l’élève d’Ed Thigpen et vient de sortir Indispiration, son deuxième album. Erik Truffaz, Nils Petter Molvaer, Jan Garbarek John Coltrane, Bill Laswell, Jojo Mayer ou encore Sting constituent ses principales influences. Son expression se situe forcément dans la lignée des musiciens nordiques, mais le batteur danois ajoute à sa musique ses connaissances rythmiques de la musique indienne, qui réchauffent avantageusement son expression. Nous avons échangé avec lui pour évoquer sa dernière production et parler de ses futurs projets avec sûrement un passage par Paris sous peu. Lire la suite Carsten Lindhölm

Pascal Arroyo

On the Road Again en Corse pour la belle cause

Pascal Arroyo - 1

Pascal Arroyo est un musicien multi-instrumentiste qui a fait mûrir son art dans un laboratoire musical mixant soul, funk, rock progressif, jazz traditionnel et free à l’aube des seventies. Il a fait ses classes outre atlantique après une expérience dans l’ouest de la France. Là-bas il a croisé Blood Sweat and Tears, un des groupes majeurs de la scène rock U.S. Sa riche  palette chromatique en a fait un accompagnateur prisé de nombreux artistes français comme Catherine Lara, Mort Schuman, Jean-Michel Caradec, France Gall, Pierre Vasiliu ou Albert Marcoeur. Il a aussi et surtout partagé les chemins de la gloire avec Bernard Lavilliers pendant quasiment trente ans. Chef d’orchestre et bassiste du chanteur de « Pigalle la blanche », « Traffic », « Stand the Ghetto » ou « On the Road Again », il est depuis plus de deux ans installé à Bastia. Selon lui, l’histoire de sa venue en Corse prend sa source en 1993.

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Le feu en ouverture des Nuits

Eric Gales – Ritchie Kotzen

duo gagnant

 

Lorsque Ritchie Kotzen monte sur la scène des Nuits de la Guitare de Patrimonio, un ouragan vient de se produire.

Heureusement le vignoble n’a pas été impacté par cette tornade murie dans la tête du programmateur de cette 29e édition. Pourtant Ritchie Kotzen possède un sacré pedigree : membre de Mr.Fish, puis de Poison, collaborateur de Gene Simmons (Kiss) avant de monter son groupe The Winnery Dogs, en compagnie de Billy Sheehan et Mike Portnoy. Il y a du répondant. Il était attendu par le public des Nuits depuis un an au moins, mais
sur scène il a pris la mesure, en toute quiétude, de l’étendu des dégâts perpétrés par Eric Gales.

L’importance de l’église dans ses chansons

 

Voir la vidéo d’Eric Gales ici : Eric Gales en ouverture des Nuits

Ce dernier, immédiatement comparé à Jimi Hendrix lors de ses premières productions, joue le blues dans toute son expression avec la modernité du son. Il chante non pas les champs de coton, mais reste dans la tradition, celle des shouters (Howlin’ Wolf,) des ciseleurs (Albert King) ou des winners (Buddy Guy). Le blues qui sort de ses tripes et de son âme. Il revendique haut et fort l’importance de l’église dans ses chansons et délivre des titres  extraits de Middle of the Road, son dernier opus. Le natif de Memphis est un
« Boogie Man » qui véhicule des messages de sagesse (« heureux d’être clean depuis deux ans ») et transmet le frisson avec « Swamp ». Son bassiste cite « On Broadway » sur sa basse et le leader délivre « Don’t Fear the Reaper » de Blue Öyster Cult, c’est dire l’étendue du vocabulaire du bluesman. Backstage il précise qu’il est ami avec Eric Bloom tout s’explique ! Après avoir présenté La Donna Gales (perc), sa « Lovely wife », il termine son show par une citation de Beethoven (« Lettre à Elise ») enchaîne avec du Led Zep et AC/DC, du pur bonheur.
Eric Gales et La donna - 1

Sa voix  rappelle celle de « The Voice of Rock »

 

Voir la vidéo de Ritchie Kotzen là : Ritchie Kotzen à Patrimonio

Malgré tout ce tourbillon, Ritchie Kotzen a été à la hauteur de sa réputation. Avec sa voix qui rappelle étrangement celle de « The Voice of Rock », alias Glenn Hughes, il a puisé dans son riche répertoire pour transmettre là encore de belles émotions au public de connaisseurs présent pour l’occasion. Outre ses anciens succès « Socialite », il a montré son évolution en se plaçant derrière un piano électrique pour délivrer « The Road ». Après Patrimonio, il se produira à Pistoia avant de retourner en Californie ou sa voix se fera breeze  pour ses concerts à venir. Le public se retirait en paix en promettant de revenir pour vibrer aux son des autres guitares présentes pour la manifestation. Jean Bernard Gilormini avait vu juste en faisant de cette soirée l’ouverture des Nuits de la guitare et quelles guitares….
M.M.