JOHN SCOFIELD

From East to Swallow

(réalisée par Facetime le 12 avril 2020)

Comment allez- vous ?

Cela  fait trois semaines que je reste confiné chez moi.  Ce n’est pas trop dur car je suis plus âgé que beaucoup d’autres musiciens et j’ai de l’argent de côté.

Pourquoi avoir retenu Steve Swallow plutôt que Bill Stewart ou Larry Goldings pour ce nouvel album ?

J’ai souvent joué en trio avec Bill et Steve et parfois nous jouions les chansons de mon ami bassiste. J’ai commencé à me produire avec lui quand j’avais 20 ans. Il m’a bien aidé quand j’ai débuté dans la musique. Nous sommes devenus très bons amis. Et j’ai tout le temps joué avec Bill. Pour tout vous dire notre 1e album en commun date de  1980 c’était Bar Talk.  

Swallow Tales est annoncé comme étant votre premier album chez ECM. Pourtant vous avez déjà  enregistré, notamment Saudades  avec Jack De Johnette et Larry Goldings en 2006. Y a-t-il une différence dans votre contrat à présent ?

Oui c’est bien la première fois que j’enregistre pour ECM. L’album que vous évoquez avec Larry et Jack De Johnette c’était dans un format groupe de même avec Marc Johnson (Shades of Jade). Mais c’est bien la première fois que j’enregistre pour le label de Manfred Eicher en qualité de leader.

Comme faire un album de standards

Comment avez-vous sélectionné les chansons à mettre sur cet album?

J’ai appris la plupart de mes chansons en grandissant dans les années 70, quand j’étais à fond dans mes études musicales !  Je jouais quelques titres et j’étais à l’aise pour les reprendre, mais quelques unes sont plus récentes. Steve m’en avait envoyé, il y a quelques années, et j’ai trouvé qu’elles devaient convenir, mais c’est vrai, j’ai un tas de chansons que je pourrais incorporer à cet album. Steve m’avait notamment transmis (« Awful Coffee »), et je l’avais trouvé intéressante à jouer. Mais il y en avait plein d’autres comme  « Portsmouth Figurations ». Je l’avais apprise dans les années soixante-dix. Elle était sur Duster,  l’album de Garry Burton, je l’ai apprise de son album. Je pense que tout ce que nous jouons redevient nouveau. C’est comme faire un album de standards pour moi.

labels : Blue Note, Verve, EmArcy, Grammavision. Que vous offre de plus ECM par rapport aux autres maisons de disques.

En un sens,  ils sont tous les mêmes.  Ils sortent vos albums et les gens les écoutent. Mais ECM a une histoire incroyable avec des artistes fameux. Il était important d’exposer au monde une nouvelle vision de là musique et je suis heureux et fier qu’il m’accepte d’être sur ce label. Je suis conscient de la belle chance qui m’est offerte.

Le slogan d’ECM  est : « The Most Beautiful Sound Next to Silence ». (Sourire de John) Que pouvez vous apporter a ce slogan ?

Je ne connaissais pas ce slogan mais peut être est-ce  seulement la dernière chose que nous allons jouer avant le silence. Je ne sais pas, mais je n’ai jamais fait un album en pensant que je vais faire un album pour telle ou telle maison de disques. Je fonctionne de même pour ECM. Mais Swallow Tales est un disque que je souhaitais réaliser et je l’ai fait.  J’attends qu’il sorte et peut être va-t-il être apprécié ? Je ne sais pas encore ?  (ndlr : la date de sortie était prévue le 15 mai, elle  a été décalée au 5 juin).

Donc vous êtes un musicien libre quand vous réalisez vos disques ?

Bon, parfois le président de la maison de disques peut me dire : «  Oh je ne pense pas que ce soit une bonne idée aussi ne le fais pas ». Mais la plupart du temps je fais ce que je veux dans  mes projets.

J’aime le trio avec une basse et une batterie

Vous avez joué dans différents formats, en avez vous un de préféré et si oui lequel ?

J’aime le trio avec une basse et une batterie  car c’est celui qui permet au guitariste de réellement bien s’exprimer. Mais parfois cette  formule me fatigue. Alors j’apprécie de jouer avec un claviériste, très sensible au fait de partager la musique avec un guitariste. C’est important de le noter, comme le piano est prédominant dans la section rythmique, certains musiciens prennent trop de place. Aussi il faut trouver le gars juste qui laisse la guitare se faire entendre  et en cela j’apprécie de jouer avec Gerald Clayton ou Larry Goldings. Donc j’aime aussi m’exprimer en quartet et réellement je souhaiterais pouvoir me produire un jour avec un groupe encore plus grand : quatre cuivres et une section rythmique. Mais c’est dur à mettre en place, car il est plus difficile d’obtenir des dates dans ce format, notamment à cause de l’aspect financier. Donc ce n’est pas aisé. Mais j’aimerais vraiment  le faire. Enfin, j’aime les  challenges et  je voudrais  aussi me produire en solo, car je ne l’ai jamais fait. J’aime toutes ces situations c’est vraiment merveilleux quand vous  changez et que  vous allez vers des horizons qui ne sont pas les vôtres. Ainsi, on  ne s’ennuie jamais !

Jim Hall disait un soir, après avoir joué avec Joe Lovano : « Ce soir j’ai bien appris ». Vous avez souvent joué avec Lovano, qu’avez-vous appris avec lui ?

J’ai tellement appris avec lui ! Il suffit de l’écouter. C’est tellement incroyable comme il a tant de choses en lui qui sortent quand il improvise. Il pense toujours au contraste, aux façons de faire fonctionner la musique comme si nous parlions de toiles abstraites. Surtout ce que j’apprends de lui, c’est d’écouter à quel point l’improvisation jazz peut être bonne. Quand vous jouez avec quelqu’un d’aussi bon, vous apprenez vraiment parce que c’est votre âme qui reçoit et vous devez être capable de jouer dans la foulée quelque chose qui va mettre  à l’aise vos partenaires. J’ai tellement de chance de jouer avec Joe. Il m’a donne toujours donné une leçon, dans le bon sens.

Et avec Jim Hall ?

La première fois que j’ai entendu Jim, j’ai réalisé qu’il existait un moyen de chanter à la guitare. Il y a tellement de façons de jouer, mais Jim a proposé une autre approche, à nous tous. Il a  magnifié l’âme et la beauté de la guitare électrique. Il est toujours mon joueur préféré Il pourrait jouer juste quelques notes derrière un joueur de cor que ça serait toujours beau. Il est tellement de bon goût. Il swinguait vraiment fort. Ce son à la guitare, le son qu’il pouvait lui donner.

J’ai des arrangements pour quatre guitares

Votre carrière est toujours aussi riche et prolixe. Quels autres projets aimeriez vous mener ? Un hommage à Miles Davis, des sets à plusieurs guitares, composer pour bigband ?

Je demande, avant tout,  à être un bon guitariste. Ensuite avoir des  projets et jouer avec Mike (Stern) et aussi Bill (Frisell) et Pat (Metheny), c’est toujours volontiers, il ne reste qu’à accorder nos agendas. Mais il y a aussi tout un ensemble de jeunes guitaristes, quand je dis jeunes c’est parcequ’ ils le sont plus que moi, comme Kurt Rosenwinckel,  Peter Bernstein ou Julian Lage avec qui j’aimerais partager des projets.  J’ai quelques arrangements pour quatre guitares et une section rythmique, ça  serait comme un petit big band de guitares. Mon ambition serait de réunir ces musiciens et jouer mes compositions.

C’est une excellente idée !

J’ai beaucoup d’idées vous savez et  j’espère pouvoir toutes les réaliser. Là, je joue en quartet avec clavier,  basse et batterie. Nous avons joué une soixantaine de morceaux rock  mélangés  au jazz, c’était too Amazing. Je viens de commencer maintenant et espère venir l’année prochaine en Europe présenter mon projet que j’ai intitulé   Yankee Go Home !

Êtes vous satisfait du mode de rétributions organisé par les plates-formes de streaming ?  Est ce un bon ou mauvais deal pour les musiciens?

Oh c’est une très mauvaise  affaire pour les musiciens, pour ce qui est de l’aspect financier bien sûr. C’est un univers totalement autre. Il n’y a plus ou quasiment plus de revenus des ventes de musique enregistrée et rares sont les  musiciens de jazz ayant  vendu assez de disques pour pouvoir  rester à la maison et vivre de leurs royalties. Aussi, nous devons toujours nous produire en live et tant que nous sommes bons sur nos instruments, que nous pouvons jouer en public, dans des clubs et faire des concerts, ça ira forcément. C’est comme ça que je gagne de l’argent et donc ce nouveau modèle économique ne m’affecte pas trop. C’est un monde différent, qui n’a pas vraiment affecté le jazz, mais le monde de la musique. Du coup,  beaucoup de grands talents l’ont compris parce qu’ils pensaient faire beaucoup d’argent en écrivant de la musique. Mais maintenant c’est plus difficile de le faire et ils peuvent envisager de faire autre chose de leur vie.

Pensez vous qu’après le Corona virus le monde de la musique  va changer ?

C’est ce que les gens disent. Une fois la fin du confinement, je souhaite vraiment pouvoir retourner dans les clubs, écouter, de la musique y jouer.  Mais je demanderai toujours aux gens d’être à un mètre cinquante  de moi. Je ne sais  pas combien de temps cela va durer pour nous permettre de revenir jouer ? En attendant,  merci et prenez soin de vous !

Michel Maestracci

Le parcours discographique de John  Scofield  (à chaque fois un titre à écouter)

1977 :   East Meets West (« Any Who Else »)

1978 : Rough House (« Rough House »)

1979 : Ivory Forrest (« Monk’s Mood »)

1980 : Bar Talk (« Fat Dancer »)

1980 : Who’s Who(« The Beatles »)

1981 : Shinola(« Dr Jackie »)

1984 : Electric Outlet (« Pick Hits »)

1986 : Still Warm (« Gil B643 »)

1986 : Blue Matter (« The Nag »)

1987 : Loud Jazz  (« Signature of Venus »)

1988 : Flat Out  (« Science and Religion »)

1990 : Meant to Be (« Mr. Coleman to You »)

1990 : Time on my Hands  (« Flower Power »)

1991 : Grace under Pressure (« Twang »)

1992 : What We Do(« Big Sky »)

1993 : Hand Jive (« Dark Blue »)

1993 : I  Can See your House from Here (with pat Metheny) (« No Matter What »)

1995 : Groove Elation  (« Peculiar »)

1996 : Quiet  (« Away with Words »)

1998 : A Go Go (« Chank)

2000 : Bump (« Chichon »)

2001 : Works for Me(« Big J »)

2002 : Old Folks (« Wanderlust »)

2002 : Überjam (« Animal Farm »)

2003 : Up All Night (« Creeper »)

2004 : En Route (« Alfie »)

2005 : That’s What I Say  (« Unchain my Heart »)

2006 : Saudades (DeJohnette-Goldings-Scofield) (« Seven Steps to Heaven »)

2007 : This Meets That (« Behind Closed Doors »)

2008 : Solar (Scofield-Abercrombie)(« Four on Six »)

2009 : Piety Street (« Motherless Child »)

2010 : 54(« Out of the City »)

2011 : A Moment’s Peace (« I Want to Talk About You »)

2013 : Überjam Deux(« Endless Summer »)

2014 : Three Times Three (Sanchez-Scofield-McBride) (« Nooks & Cranies »)

2014 : The Trio Meets Scofield (Pablo Held Trio)

2015 : Past Present (« Get Pround »)

2016 : Country for Old Men (« Red River Valley »)

2017 : Hudson (DeJohnette-Grenador-Medeski-Scofield) (« Hudson »)

2018 : If You Could Hear of Us (Abercrombie-Bogdanovic-Scofield)

2018 : Combo 66 (« Uncle Southgern »)

2020 : Swallow Tales (« Away »)

Merci à Allmusic.com

OLIVIER DURAND

Guitar Man du Havre

Olivier Durand a débuté la musique par la pratique du piano. Depuis qu’il est enfant il voue une passion pour le chant, il reconnaît même avoir créé une chanson sur les vaches. Par l’entremise d’un cousin batteur, il s’est mis à jouer sur les fûts.  Enfin, avant de devenir guitariste, il a encore  voulu tester la basse pour jouer « Walking on the Moon », comme Sting. Ensuite, une tante lui a donné sa guitare et il a débuté avec  AC/DC en tenue d’Angus Young ! Il  était à fond dans la guitare et l’est toujours ! Elliott Murphy qu’il accompagne depuis bientôt un quart de siècle ne s’en plaint pas. 

Quel type de guitare possédiez-vous ?

J’avais une copie d’une Fender Strato et je jouais avec des copains. Au début, je ne comprenais pas les histoires d’accords, les barrés étaient écrits bizarrement sur les partitions. J’avais l’impression qu’il fallait dix doigts pour faire un accord. Ensuite, j’ai compris qu’il n’en  fallait qu’un doigt. J’aimais jouer « Rock Around the Clock » et c’est d’ailleurs le premier solo que j’ai appris (il mime le solo).

Pourquoi écoutiez-vous Bill Haley ?
Mon frère devait avoir une compilation et il y avait aussi tous les autres hits de l’époque « See You Later Alligator » etc.

Vous étiez au collège à cette époque et comment réagissaient vos copains de classe ?

Oui, j’étais scolarisé au Havre et ça ne se passait pas très bien avec mes collègues. En fait, j’étais différent. Je venais d’une petite ville et pour eux qui venaient de classes sociales très favorisées, je n’étais qu’un manent de la  campagne. Ils  jouaient du piano classique alors que je faisais du rock. Malgré tout, j’avais deux ou trois copains et à la récré nous parlions musique. Je pense à Florent Barbier, que je vois toujours et avec qui nous avons débuté ensemble. Il a été le batteur des Roadrunners et aujourd’hui il possède son studio à New York. On avait la même envie et nous bossions tous les deux tout le temps. On avait cet objectif commun de faire de la musique.

Quand avez-vous su que vous alliez devenir musicien professionnel ?

C’est un rêve que j’ai depuis mes treize ans, mais on vit dans un monde où l’on nous dit : « Tu dois faire de vraies études, avoir un vrai métier ». Alors, je pensais devenir journaliste, pas forcément de rock. Ce qui m’intéressait c’était de découvrir apprendre des choses des autres.

Donc vous avez fait des études ?

Oui,  je jouais toujours de la guitare et dans le même temps j’ai obtenu un bac A2. Ensuite, j’ai rejoint Paris pour faire l’IACP (école de jazz), qui était très free à l’époque. J’ai mis des noms sur des choses que je connaissais en tant qu’autodidacte et j’ai compris les règles de la musique.

Vous découvrez la théorie, avec une votre expérience et là vous décollez, mais comment cela se passe-t-il ?

J’avais un groupe,  Why Not et nous faisions quelques concerts. Un jour nous sommes sélectionnés pour un tremplin rock au Havre.  Little Bob en était  le parrain et le président du jury. Et ce soir là, après les délibérations, il est monté sur scène et a décidé de me donner le prix du meilleur  guitariste, alors qu’il n’y en avait pas de prévu. Ça a été ma première rencontre avec Bob. Il faisait toujours partie de Little Bob Story (LBS).  Il devait entamer sa carrière solo, aussi m’a-t-il demandé de l’aider à écrire des nouvelles chansons. Je lui envoyais des morceaux et après une année à échanger j’ai débuté avec lui.

Je connaissais tout Too Young to love Me

Et bien, que j’ai du boulot parce que pour nous, en tout cas au Havre, Guy George Gremy le  guitariste de LBS était notre modèle. Je connaissais tout Too Young to love Me (écouter ! ici) l’album de l’époque. J’avais appris tous les solos de Guy-George. C’était mon modèle et je pouvais le croiser au Havre.

Outre  Little Bob vous avez évoqué d’autres groupes de la région. Échangiez vous beaucoup  entre vous ?

Avec les Why Not, nous avions fait la première partie pour un concert de soutien à un club du Havre qui avait fermé. Nous étions les petits jeunes au milieu des groupes havrais comme les Scamps, les City Kids, les Kings Snakes,  dont le batteur est devenu celui de la Mano Negra. Je mettais le pied dans le milieu rock havrais et j’ai demandé des conseils.  J’ai beaucoup parlé avec les Roadrunners car j’aimais bien les morceaux avec des harmonies vocales. Je  voulais savoir comment ils faisaient. J’ai tout de suite voulu apprendre des autres. C’était en 1989 !

Combien de temps êtes vous resté avec Little Bob ?

J’y suis resté pendant neuf ans.

C’est après neuf années avec Little Bob que  vous rencontrez  Elliott Murphy. Comment celà s’est-il passé ?  

Je me souviens, en janvier 96, je rentre chez moi et j’ai un message en anglais sur le répondeur. J’avais  l’impression que c’était mon copain Kenny Margolis, qui avait joué avec Bob.  Je ne voyais pas qui pouvait m’appeler d’autre.  Il y  avait cet accent new yorkais et à la fin je comprends que c’est  Elliott Murphy, que j’avais rencontré une ou deux fois. Il me disait qu’il souhaitait que je vienne à Paris faire un essai. Je m’y rends avec Jérôme Soligny (auteur et compositeur pour Daho, Dani, Indochine). Arrivé chez lui, je grimpe les cinq étages et tout de suite, on  commence à jouer l’album Selling the Gold qui devait sortir ( écouter Selling… ici). Elliott devait aussi faire l’émission Taratata. On a répété le morceau ensemble.  Il était surpris de ma culture, que je connaisse les open tuning. Selon lui, j’étais le premier français à comprendre ce qu’il racontait.  Bon au final je n’ai pas fait Taratata , car il avait promis à Sal Bernardi, le guitariste de Ricky Lee Jones. Mais trois mois après, on faisait le printemps de Bourges ensemble ! C’était notre premier concert.

Donc, vous jouiez à la fois avec Little Bob et Elliott Murphy ?

C’était en 1998, j’étais en fin de parcours avec Bob et j’avais l’impression de ne plus apprendre avec lui. Par contre, le peu que j’avais fait avec Elliott, c’était vraiment une ouverture vers d’autres pays,  d’autres cultures.

A la base je suis plutôt rock, voire hard rock

Musicalement que vous a apporté Elliott Murphy ?

A la base je suis plutôt rock, voire hard rock et Elliott plus folk-rock.  Avec lui j’ai compris Bob Dylan, Stephen Stills. La première tournée que j’ai faite en sa compagnie, nous écoutions Dylan tous les jours dans sa voiture et Elliott m’expliquait ses textes avec l’histoire de l’Amérique et de la musique aux USA. J’ai eu un cours de musicologie ! Après ça, il m’a proposé une autre tournée et j’ai dit OK et aujourd’hui ça fait 24 ans que nous sommes ensemble.

Est ce que ça vous a permis de côtoyer d’autres artistes ?

C’était aussi un gros challenge car sur Selling the Gold, il y avait Sonny Landreth qui joue sur deux ou trois morceaux, Chris Spedding et Mick Taylor, donc hou, je me suis dis il y a du boulot. J’ai beaucoup appris en écoutant tous ces disques là,  et après avec Elliott j’ai rencontré beaucoup de personnes.

Comment cela s’es-il  passé quand vous avez commencé à jouer avec Elliott ?

En fait, au début, Elliott nous envoyait  une setlist, nous étions plusieurs musiciens à débuter  avec lui et il nous disait : « Je voudrais jouer ces morceaux là, pouvez vous les apprendre ? » et la grosse différence avec Bob, c’est qu’Elliott nous demandait simplement d’apprendre les morceaux sans nous donner de direction.  Très vite, il m’a demandé de m’exprimer dans sa musique. J’ajoutais ce que je voulais et encore aujourd’hui, s’il n’aime pas ce que je fais il me le dit. Par contre, s’il aime il me pousse pour aller plus loin. En fait, avec lui j’apprends toujours !

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Vous évoquiez les rencontres faites avec Elliott, à qui pensiez vous ?

Un jour, nous jouions en Italie et Bruce Springsteen se produisait  à Bologne. Il m’a dit j’ai une place pour toi, tu viens avec moi. On assisté à un bout de la balance puis on s’est retrouvés au catering avec une partie des musiciens, où j’ai rencontré Bruce vite fait. Ensuite, on était sur le côté de la scène, on assistait au concert et j’en ai pris plein la figure et je me suis dit : « Olivier tu as du boulot » ! Et ce qui m’a plu encore chez lui c’est qu’au moment de balance Bruce a dit : «  à tous les bénévoles, on joue pour vous toute de suite ». Ils ont fait trois morceaux pour eux comme s’il était en concert. Il a une générosité. Donc, en côtoyant ces artistes  on apprend aussi bien humainement que musicalement !

Vous  avez accompagné Little Bob et  Elliott Murphy. Avez-vous des projets en solo ?

Au Havre, du temps de Bob, j’écrivais mes propres chansons et je faisais des concerts en solo. Je faisais ce que préconisait Johnny Cash.

Et que disait Johnny Cash ?

Pour être un bon songwriter, il faut écrire une chanson par jour. Après elle ne sera peut être pas conservée, mais au moins on apprend à écrire. A une époque, j’ai fait ça. Musicalement, les idées viennent facilement mais pour les textes c’est plus dur.

Avec Elliott on va sortir un album d’inédits

Et Elliott vous aide-t-il ?

Si mes textes sont en anglais, oui. Je les lui envoie et il me les corrige et sinon s’il constate que je suis perdu, il conserve l’idée de base  et il termine  comme mon texte de ce soir « Baby Blue ».  Il avait compris ce que je voulais dire et il l’a transcrit encore mieux que moi.

Que représente Elliott pour vous, un père, un professeur, un maître ou rien du tout ?

C’est entre le grand frère et le meilleur copain. Quelque chose comme ça. Il y a une sorte de lien familial. J’ai eu la chance de côtoyer sa mère,  mais aussi son frère et sa sœur et j’ai toujours l’impression de faire partie de la famille. D’ailleurs quand j’envoie des messages à  Gaspard (le fils d’Elliott) je dis : « c’est tonton Olivier ». On ne peut pas travailler pendant 23 ans avec une personne sans que rien ne naisse de cette relation. On partage beaucoup de choses ensemble et ce de plus en plus.

Quel est votre avenir proche ?

Avec Elliott on va sortir un album d’inédits. Gaspard y travaille dessus, il produit il mixe.
 

Et Olivier Durand a-t-il des ambitions ?

On en parle avec Elliott. Il me pousse à faire des choses, à écrire plus et sortir pourquoi pas un album en solo. Mais aujourd‘hui comment les sortir ? En physique ou par Internet ? La difficulté est de savoir comment ça marche,  de savoir où l’on va dans l’univers de la musique.

Et que vous dit Elliott ?

On se pose des questions tous les deux. Savoir ce qu’il faut faire, même pour lui. Savoir où on met les pieds. Bon, avec les concerts qu’il fait, lui forcément il vend des disques car les gens te rencontrent, ils sont contents d’avoir un truc en sortant du concert et encore un peu en magasin. Donc je pense produire un disque en auto production pour le vendre au cours de mes concerts. J’y pense depuis longtemps, mais mon problème c’est que j’ai à la fois les chansons et tout ce que je fais en instrumental, donc se pose le dilemme du choix.

Vous pourriez peut être  faire deux albums ?

Voire trois !

CHRIS SLADE from Manfred Mann’s to Asia via AC/DC

Chris Slade est au rock, ce que Bernard « Pretty » Purdie est au jazz : un batteur incontournable de sa galaxie. Il s’est produit à l’occasion des Nuits… de Patrimonio plutôt présenté comme le batteur de AC/DC, ce qu’il fut.

D’AC/DC à Manfred Mann’s Earth Band

C’est pourtant avec le Manfred Mann’s Earth Band (MMEB) qu’il a passé le plus long de sa carrière. C’est Chris Slade qui serait à l’origine du nom de MMEB créé en 1971 sur les bases de Manfred Mann, du nom du chanteur Sud Africain leader du groupe. Après le succès de Nightingales and Bombers (1975) avec une reprise du Boss (« Spirits in the Night ») et l’excellent Watch avec son inoubliable « California », le batteur quitte la formation destination Uriah Heep pour un seul album (Conquest).

Après un passage au sein des formations de Gary Numan et David Gilmour, le batteur rejoint les Australiens d’AC/DC. Présent sur The Razors Edge, Chris Slade reste un moment avec les frères Young avant de s’envoler vers Asia, des ex membres de Yes, ELP et King Crimson pour deux albums . Avec un tel parcours, Chris Slade a de quoi transmettre aux jeunes générations de musiciens.

C’est ce qu’il a fait lors de son show de Patrimonio, reprenant avec une juvénile formation composée de deux chanteurs, un guitariste et un claviériste, les morceaux incontournables de sa carrière. D’AC/DC à Tom Jones en passant par Manfred Mann’s Earth Band , le public avait de quoi se régaler, mais on ne transmue pas en Angus Young, Geoff Downes, Brian Johnson ou Manfred Mann du jour au lendemain. Et les notes ancrées dans l’esprit des fans ont parfois eu du mal à se retrouver sur la scène du théâtre, faisant parfois grimacer les menhirs gardiens du temple des Nuits.

Chris Slade a joué son rôle de transmetteur de la tradition du rock. Long Live Rock n’ Roll chantait Ritchie Blackmore. Une façon d’annoncer une suite pour le numéro 31 des NdlGdP !!!

THE STRANGLERS

The Stranglers, en Corse, c’était encore une bonne nouvelle pour les adeptes d’un rock british de qualité. Sur scène, après l’époustouflante prestation de Glenn Hughes, l’ex-bassiste de Deep Purple, tout le monde dans le public et backstage se demandait à quelle sauce seraient manger les Anglais. Loin de se départir de leur flegme légendaire les « punks » ont fait le boulot et même au-delà.

JJ Burnell (b) Jim Macauley (dm) et Baz Warne (g) The Stranglers toujours là après plus de 40 ans de carrière

D’entrée de jeu Jean Jacques Burnell le leader originel du combo, toujours associé à Dave Greenfield (claviers), plus Jim Mcauley (dm) et Baz Warne (g) ont joué sur la dynamique et la puissance de feu pour se mettre au niveau du Californien d’adoption. Une fois cet écart compensé The Stranglers ont joué la carte de la séduction en enchainant « Golden Brown » et « Always the Sun » deux hits incontournables du répertoire .

Jean Jacques Burnell membre fondateur de The Stranglers

Eux aussi jouaient dans la cour des grands qu’ils sont, et pouvaient se permettre de se lâcher pour le plus grand bonheur d’un public enthousiaste. Et de dérouler « Walk on By », le morceau de Burt Bacharach écrit pour Dionne Warwick, un grand moment.

Baz Warn guitare et chant

La suite du concert n’était que plaisir avec des titres au firmament comme « Something Better Change », « No More Heroes » ou le « Peaches » lancé par la basse de JJB.

Au final une excellente soirée rock. Un pur moment de plaisir dans un monde dominé par le rap. Petite confidence :Henry Padovani, le « policeman » corse était backstage pour échanger avec JJB son pote des années punk !

GLENN HUGHES

Retour en Corse pour le bassiste et chanteur de Deep Purple (MkIII)

Glenn Hughes légende du hard rock présent pour la 30e de Patrimonio

Après un premier passage en 2009 à Erbalunga, à l’invitation de Jazz Equinoxe, le bassiste de Deep Purple présent sur les albums : Burn, Stormbinger, Come Taste the Band, le Made in Europe de feu et le génial Last Concert in Japan, était de nouveau en Corse pour délivrer un show made in Purple. Au programme des chansons présentes sur la période MkIII du groupe mais aussi deux thèmes du MkII et pas n’importe lesquels. : « Smoke on the Water » et « Highway Star ».

Avant de mettre le feu dans l’enceinte du théâtre de verdure, Glenn Hughes a donné un aperçu de ses capacités vocales hors pair lors de la balance. Tout simplement magique quand on connait l’âge de notre chanteur, capable de monter haut dans les aigus sans affecter les basses de sa voix.

Lors de la balance, la voix de Glenne Hughes a fait fureur

Et sur scène le feu a pris instantanément. Une équipe bien rôdé, un guitariste en tout point ressemblant à Tommy Bolin, l’ami de toujours, à qui il dédie « Sail Away » et voilà le combo parti sur les routes du Classic Rock.

En mode zen dans sa loge, il nous accorde un bref échange.  » Ma passion pour la basse électrique vient de Paul Mc Cartney. J’ai toujours été respectueux du travail qu’il a accompli et je m’en inspire énormément ». Quand on connait les qualités vocale de Sir Paul, on comprend aisément que Glenn ait suivi cette voie.

Enfin, comment ne pas évoquer sa passion pour la Soul Music. L’occasion de la rappeler sur scène avec une reprise magistrale de « Giorgia on my Mind » popularisée par Ray Charles.

Voir la galerie photos de Glenn ?

c’est ici : https://rythmncorsica.com/2019/07/27/glenn-hughes-gallerie/

ELTON JOHN (06/2019)

Captain Fantastic tire sa révérence en beauté

Première étape française à Lille pour « Farewell Yellow Brick Road »,  la tournée d’adieu d’Elton John.  En cette nuit de juin, Reginald Kenneth Dwight a enflammé le stade Pierre Mauroy de Villeneuve d’Ascq. C’était pour lui l’occasion de remercier le public  de France, fidèle depuis 50 ans maintenant à ses albums, Cds, DVDs et autres tickets de concert. Il est 20h05, quand l’auteur de Captain Fantastic apparait dans un costume gris à paillettes.  Pour cette tournée, il est entouré d’une section rythmique riche avec le batteur Nigel Olsson, John Mahon et Ray Cooper les deux percussionnistes, Matt Bissonette (b), Kim Bullard  (kbds) et un guitariste remplaçant Davey Johnstone (désolé je n’ai pas retenu son nom). Goodbye Yellow Brick Road, son 7e album studio constitue le fil rouge de la soirée. Six titres de ce disque vendu à plus de 30 millions d’unités figurent au répertoire du show lillois.

La suite du menu comprend ses principaux hits extraits des albums mythiques des 70’s,  soit  le premier tiers de sa discographie (30 albums studios depuis 1969 dont 15 en 10 ans). Le concert débute dans une ambiance magique avec « Bennie and the Jets » et «  All the Girls Love Alice ». Tout au long de son chemin musical, le chanteur anglais commente ses productions « Philadelphia Freedom », l’hommage à Billie Jean King (joueuse de tennis et première sportive à faire un coming out), « Someone Saved My Life Tonight » un titre extrait deCaptain Fantastic & the Brown Dirt Cowboy, l’album préféré de toute sadiscographie. Juste avant cela, deux hits majeurs joués pour le plus grand délice d’un public envoûté (« Rocket Man » et « Sorry Seems to Be The Hardest Word ».

« Daniel »,  « Sad Song »,  « Don’t Let the Sun Go Down on Me », les hits s’enchaînent encore

L’hommage à Lady Diana à travers « Candles in the Wind » écrite pour Marylin Monroe. Sur l’écran gigantesque qui décore la scène, les images, les photos, les films illustrent ce périple dans le temps.   Puis c’est l’histoire de sa chute et de sa renaissance (« I’m Still Standing »). Un moment fort du show avec « Saturday Night’s Alright for Fighting » repris en chœur par un public debout.  Son  combat contre le SIDA et sa fondation (Elton John AIDs Foundation). Cela fait plus de deux heures trente que le pianiste arpente la scène avec un piano se mouvant comme le traineau du père Noël. Les hits s’enchaînent encore : « Daniel »,  « Sad Song »,  « Don’t Let the Sun Go Down on Me ». Les cotillons dorés illuminent la voûte étoilée de ce dernier sacre de Sir Elton Hercules John. Pour le rappel l’artiste revient  vêtu de sa robe de chambre et délivre « Your Song » avant de finir en beauté avec le magnifique «Goodbye Yellow Brick Road ».

C’est le moment que la star choisit pour être, tel un « Rocket Man », téléportée  vers l’infini. Il apparait alors en survêtement et monte dans son engin destination ailleurs.  Une des dernières pages du livre d’Elton  se  tourne dans les Hauts de France. Le mot de la fin à Gérard Drouot, le producteur de la tournée française: « La plus belle tournée d’Elton depuis 21 ans que j’ai la chance et l’honneur de produire ses concerts en France ». Le public quitte l’enceinte des paillettes dans les yeux et « Don’t Go Breaking my Heart » la chanson en duo avec Kiki Dee pour l’accompagner vers la sortie. Mais oui, Elton nous brise le cœur de quitter la scène…enfin pas encore. Avis à ceux qui ont manqué le concert événement, car il sera encore présent en octobre 2020 pour deux dates à Paris (10 & 11 octobre).

M.M

Set list

Bennie and the Jets (Goodbye Yellow Brick Road – 1973)

All the Girls Love Alice (Goodbye Yellow Brick Road – 1973)

I Guess That’s Why They Call It the Blues (Too Low for Zero – 1983)

Border Song (Elton John -1970)

Tiny Dancer ( Madman Across the Water – 1971)

Philadelphia Freedom (Captain Fantastic & the Brown Dirt Cowboy – 1975)

Indian Sunset ( Madman Across the Water – 1971)

Rocket Man (I Think It’s Going to Be a Long, Long Time) (Honky Château – 1972)

Take Me to the Pilot  (Elton John -1970 )

Sorry Seems to Be the Hardest Word (Blue Moves – 1976)

Someone Save my Life Tonight (Captain fantastic & the Brown Dirt Cowboy – 1975)

Levon (Madman Across the Water – 1971)

Candle in the Wind  (Goodbye Yellow Brick Road – 1973)

Funeral for a Friend/Love Lies Bleeding  (Goodbye Yellow Brick Road – 1973)

Burn Down the Mission (Tunbleweed Connection – 1970)

Daniel  (Don’t Shoot Me I’m Only the Piano Player1973)

Believe (Made in England -1994)

Sad Songs (Say So Much) ( Breaking Hearts 1984)

Don’t Let the Sun Go Down on Me (Caribou – 1974)

The Bitch Is Back (Caribou – 1974)

I’m Still Standing  (Too Low for Zero – 1983)

Saturday Night’s Alright for Fighting (Goodbye Yellow Brick Road1973)

Your Song (Elton John – 1970)

Goodbye Yellow Brick Road (Goodbye Yellow Brick Road1973)

 Don’t Go Breaking My Heart- ( Elton John & Kiki Dee single)

ELLIOTT MURPHY 70th birthday au New Morning

Vendredi soir dès 20 heures la rue des Petites Écuries de Paris dans le Xe se remplie allègrement d’une population particulière. Hommes au Stetson voire avec un bandana, femmes en blouson de cuir, l’ambiance sent le rock. Et pour cause à l’entrée du New Morning, temple dédié à la musique de qualité, les fans battent le pavé pour célébrer les 70 ans d’ Elliott Murphy leur idole.

Dans la file d’attente toutes les langues se font entendre : anglaise, italienne, américaine, espagnole, flamande, allemande. Cette communauté n’a qu’un mot clé : acclamé cet être issu de la génération Louis Reed. Le comparse du boss, l’ami de l’ancien Velvet Underground, nourri par la musique des Beatles et de Dylan à la pression. Debouts face à la scène, de très nombreux connaisseurs, fans de toujours, attendent ce moment magique de l’année, comme son traducteur, un castillan y qui arbore un t-shirt à l’effigie de Just a Story…ou un rescapé de son premier concert au Palace en 1971

Il est 21h02, Olivier Durand prend sa place sur le côté gauche de la scène et dégaine sa Taylor. Elliott Murphy le suit de près coiffé d’un Stenson sur son bandana. Un salut amical avant de céder la place à la musique, la meilleure façon d’échanger avec, non pas des spectateurs, mais les membres de la communauté « Murphyenne ». Des les premières chansons , les cordes envoient leurs ondulations, la voix du poète rock délivrent  » Drive all Night »,  » If Poets where Kings ». Puis le duo est rejoint par Gaspard Murphy (b) et Lisa Cox (vln). L’expression artistique s’enrichit et les chœurs aussi (« Absalom Davy Jackie »). Le temps s’est arrêté et le public d’absorber sa dose d’agréables émotions. Après un quart d’heure de pose, montre en main le set reprend. Ça ne se passe pas comme ça avec Ariana. Après ce commentaire positif sur la ponctualité de l’artiste, la magie reprend possession du temple musical. Les compositions récentes (« Chelsea Boots ») s’entremêlent avec les classiques (On Elvis Presley). La rythmique augmente de batterie clavier peut d’aventure dans un espace rock où l’esprit de la Factory transparait. Il est bientôt minuit, la vedette du soir poursuit son show, prenant appui sur les commentaires des fidèles. Il délivre « Sicily » en rappelant l’histoire de cette chanson, teste son fils sur ses connaissances musicales avec la complicité bienveillante d’Olivier Durand. Il donne tout et reçoit beaucoup en retour. Un, deux, trois rappels plus loin il est toujours là dispensant son amour à ses admirateurs. Après le partage en musique,vient le temps de la discussion avec les fans. Disponible il signe les autographes, de prête au jeu des selfies, retrouve des amis. La première partie de la fête est terminée. Pour la seconde de soirée le troubadour new-yorkais a droit à des surprises concoctées par son fils G Gaspard et Françoise sa femme. Parmi elles un message audio du Boss. Tout un symbole ! Reconnu par ses pairs Elliott Murphy fait partie de cette galaxie d’artistes de haut-rang font l’humilité et la générosité force le respect.

PASCAL ARROYO

On the Road Again en Corse pour la belle cause

Pascal Arroyo - 1

Pascal Arroyo est un musicien multi-instrumentiste qui a fait mûrir son art dans un laboratoire musical mixant soul, funk, rock progressif, jazz traditionnel et free à l’aube des seventies. Il a fait ses classes outre atlantique après une expérience dans l’ouest de la France. Là-bas il a croisé Blood Sweat and Tears, un des groupes majeurs de la scène rock U.S. Sa riche  palette chromatique en a fait un accompagnateur prisé de nombreux artistes français comme Catherine Lara, Mort Schuman, Jean-Michel Caradec, France Gall, Pierre Vasiliu ou Albert Marcoeur. Il a aussi et surtout partagé les chemins de la gloire avec Bernard Lavilliers pendant quasiment trente ans. Chef d’orchestre et bassiste du chanteur de « Pigalle la blanche », « Traffic », « Stand the Ghetto » ou « On the Road Again », il est depuis plus de deux ans installé à Bastia. Selon lui, l’histoire de sa venue en Corse prend sa source en 1993.

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