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Janysett McPherson

Las Nuevas Estrellas de la Riviera

La pianiste cubaine a été nominée plusieurs fois au « Cubadisco Internacional », l’équivalent du « Midem » pour le marché international de la musique latine, mais dans le pays  dans lequel elle vit depuis plus de dix ans rien de tout cela. Pourquoi Janysett McPherson ne capte-t-elle pas encore les radars hexagonaux menant au succès. Nous vous proposons de découvrir à travers cette présentation  celle qui sur scène se fait accompagner par Michel Alibo, Andy Narell, Rafael Paseiro, Minino Garay, Jean-Marc Jafet, pas n’importe qui vous en conviendrez, mais aussi  Hadrien Feraud, Olivier Louvel, Nicolas Viccaro Pierre Bertrand, et Dominique Viccaro son compagnon dans la vie.

JL Neveu 2015

Actuellement vous effectuez de nombreuses tournées aux Antilles, dans les Caraïbes. Est-ce  un retour aux sources, la traduction d’un besoin ?


Disons que je suis une fille qui vient des Caraïbes, ça fait partie de mon identité, Retourner aux Antilles c’est en quelque sorte une manière d’explorer la musique  de cette région. Je viens d’arriver  de Trinidad et Tobago au festival  Jazz Artists on the Green, qui met en avant les artistes caribéens. C’est un véritable plaisir d’échanger avec les musiciens de là-bas.

Vous avez commencé à Cuba à jouer n’est ce pas ?

Oui, j’ai commencé très petite. A cinq ans, je chantais et mon père m’accompagnait à la guitare dans des petits spectacles de crèches. Ensuite, j’ai effectué le parcours classique au conservatoire, l’école nationale de musique de la Havane et les premiers échanges professionnels avec des artistes qu’ils soient confirmés ou en devenir. J’ai effectué une rencontre cruciale dans ma vie en tant que musicienne, c’est celle avec Alain Perez.

On s’est connus à l’école nationale d’art. Il était guitariste et il est devenu celui de Chucho Valdes. Son parcours l’a amené à devenir le bassiste attitré de Paco de Lucia. Il a signé de nombreuses collaborations à Cuba et aux USA.  Je faisais partie de son groupe et j’ai beaucoup appris avec lui sur la scène et les rencontres se sont enchainées avec l’Orquestra Anacaona de Cesar « Pupy » Pedros, dans le style populaire cubain, puis il y a eu Jérôme Savary sur « Le Bourgeois gentilhomme ».

« La pianistique cubaine est fondamentalement basée sur la russe »

Le piano est bien représenté à Cuba vous avez évoqué Chucho Valdez, mais il y a aussi Gonzalo Rubalcaba. Comment expliquez vous  que le piano cubain ait aussi bien réussi au niveau international ?

 Je pense que c’est dû à la formation dispensée dans les écoles à Cuba après le triomphe de la révolution cubaine et il y a eu un programme de scolarisation de toute la population.  À l’époque Cuba avait  conservé des relations diplomatiques avec l’ancienne URSS, mais il y a aussi eu, au début des années 60, une grande immigration des artistes russes et tchécoslovaques à Cuba.  Beaucoup de professeurs de piano sont restés à Cuba. Donc la pianistique cubaine est fondamentalement basée sur la russe, c’est à dire cette régularité, cette technicité et cette virtuosité  et je pense qu’on la doit en grande partie à l’école russe. On a eu des compositeurs  cubains de la fin du XIXe siècle et du début du XXe comme  Amadeo Roldan, Alejandro  Garcia Latour, Ernesto Lecouna, qui ont tous influencé la culture pianistique. La culture cubaine est très mélangée au niveau du piano à la culture russe c’est ce qui fait que Cuba a donné de grands pianistes comme Chucho Valdes, Gonzalito Rubalcaba, Roberto Fonseca. Mais il y a aussi de grands trompettistes comme Arturo Sandoval, Mario Bauza, et les percussions cubaines qui sont reconnues dans le monde entier.

Comment êtes vous arrivée sur la Côte d’Azur ?

La vie a fait que j’ai posée mes valises à Monaco pour un contrat de deux ans  avec la société SPM en tant que pianiste et directrice d’orchestre des grands spectacles au casino de Monte Carlo. A partir de là, j’ai commencé à connaître d’autres musiciens.  Et lors de mon premier album en France (Tres Almas ) j’ai eu la chance de pouvoir collaborer avec Didier Lockwood, Nicolas Folmer, Adrien Féraud et la liste est longue. Mon premier disque a été nominé au marché international du disque latin de Cuba l’équivalent du MIDEM en France. Il y a eu aussi une Victoire de la musique avec une de mes compositions (prix de la meilleure interprétation et composition) et la collaboration avec José Luiz Cortes. Donc, la musique m’a amenée sur la Riviera française et aussi l’amour car  j’ai rencontré Dominique Viccaro avec qui j’ai créé notre projet que nous défendons aujourd’hui. Et le voyage continu.

« Une relation très corporelle avec le piano« 

Vous chantez aussi, est-ce que cela peut signifier que l’instrument ne suffit pas pour exprimer vos émotions ?

Pour moi les deux trouvent leur place ensemble. Le piano, c’est l’instrument que j’ai étudié de manière académique et j’ai une relation très corporelle avec cet instrument. Mais lorsque je  chante et m’accompagne au piano c’est quelque chose qui me dépasse. Je me sens en connexion avec quelque chose d’imperceptible, que je ne peux pas expliquer avec des mots. Je prends une anecdote. Ainsi en 2017, on a fait le festival de jazz de Saint Jean Cap Ferrat et dans la même soirée il y avait le Didier Lockwood trio. Pour info,  il  était sur mon premier album et ça faisait un petit moment que je voulais jouer avec lui en concert et sur un nouveau projet d’album pour qu’il vienne en guest. Et l’opportunité s’est présentée à ce moment là. Il est venu jouer pendant mon concert avec son violon sur « Alby », une de mes compositions. Et ensuite pour son concert, il y avait Dédé Ceccarelli à la batterie, Thierry Eliez au piano et ils ont commencé à jouer « Over the Rainbow », un morceau que j’adore et il m’a invité. J’ai pris le micro et j’ai chanté et c’était un réel dialogue avec lui. C’est un des plus beaux souvenirs que je conserve de toute ma vie. Et je me suis sentie en étroite connexion avec Didier.  Le piano et la voix c’est pour moi  l’harmonie parfaite.

Donc quand vous chantez en étant au piano on peut dire que c’est Body and Soul ?

Disons que c’est une  autre manière de ressentir l’âme, car lorsque je joue seulement du piano, je suis aussi en totale connexion avec lui. Ce sont des émotions et  des sensations différentes mais qui ont elles aussi une importance cruciale. Et d’ailleurs je fais faire découvrir au public un nouvel aspect de ma pratique artistique. Je vais enregistrer à Rome seule avec mon piano pour explorer cette facette de ma musique.

Comment voyez-vous votre évolution musicale ?

C’est quelque chose que je sens, je voyage depuis que je suis arrivée en France.  Les rencontres que je fais avec les artistes avec qui j’ai eu la chance de collaborer, constituent  pour moi c’est un pas vers une nouvelle planète musicale. Mon évolution est continuelle.

Après votre projet de piano solo à Rome, avez-vous d’autres projets en vue ?

Dans l’immédiat c’est cet enregistrement au piano solo qui devrait sortir à la rentrée en septembre ou à l’automne. Et en parallèle j’ai un projet d’album avec de nouvelles compositions en espagnol, ma langue maternelle, mais aussi des grandes chansons du répertoire français arrangées avec des rythmes cubains et caribéens et ce  toujours avec Dominique Viccaro à la batterie.  Et puis, je vais voir où me mène la vie car parfois on planifie des projets, des choses et la vie décide à notre place. J’ajoute, je me produis avec des invités comme Stefano di Battista. Depuis deux ans, je fais des collaborations avec des artistes de renoms au cours de mes concerts comme Andy Narell, Mino Cinelu et Orlando « Maraca » Valle. Justement nous allons être le 27 juillet au festival de jazz de la Martinique  avec Mino en guest, encore une fois les Caraïbes et le 28 on fait un saut en Guadeloupe avec Orlando (« Maraca » Valle). Il y a aussi une collaboration avec Andy Narell sur son quartet où nous allons faire une série de concerts au Cotton Club à Tokyo du 18 au 20 juillet. Et puis, l’an passé, festival de jazz de San Remo, j’ai eu Andy et Mino en invités pour mon concert.  C’était formidable !

Enfin, que vous apporte Dominique Viccaro ?

On s’est rencontrés avec Dominique il y a quelques années, et ça a été la rencontre cruciale de ma vie car il m’a fait prendre conscience du niveau de mes connaissances et m’a ouvert à d’autres styles de musique. Depuis que nous travaillons ensemble, on compose notre répertoire en étroite collaboration et c’est aussi ce qui se passe pour le piano solo. C’est quelque chose de très fusionnel car nous avons composé presque la totalité de l’album ensemble. Pour moi, c’est un des plus beau travail de  ma vie !  Avec lui, c’est plus qu’une rencontre professionnelle.  L’amour nous a réuni.  On a un petit jeune homme ensemble et j’espère que la vie continuera de nous guider sur ce chemin là.

Michel Maestracci

Photos : Courtesy ©Jean Louis Neveu

Prochains concerts :

29 juin : Jazz & Cheese Festival, Abries-France

4 juillet : Jazz des Cinq Continent, Marseille-France

16 juillet : Cotton Club, Tokyo-Japon

27 juillet : Jazz Night Fest, Fort de France-Martinique

24 août : Andorra Jazz Festival, Italie

30 novembre : Jazz à Fareins, Lyon-France

14 mars 2020 : Chorus Jazz Club, Lausanne-Suisse

Discographie :

Comme leader

2018 : Pino e a Capo (JD Music)

2014 : Blues Side Live (JD Music)

2011 : Tres Almas (Cristal Records)

Avec Anacaona :

2008 : No lo Puedo Evitar (Bis Music)

2000 :Lo Que Tu Esperabas (Luzafrica)

ROY HARGROVE

Remember Roy

Il s’appelait le petit prince de la trompette un enfant du « Prince des ténèbres *» sans doute ! Il nous a quitté, le 2 novembre,  il y a tout juste six mois emporté par la maladie. Mais ce qu’on retiendra de lui c’est sa totale humilité.

Roy live

https://www.youtube.com/watch?v=CQ6dbUmU__o

Cet artiste était toujours partant pour jouer avec les fans de sa musique, les amoureux du jazz. Tel un érudit discutant au café du commerce avec le peuple,  il n’hésitait pas à extraire sa trompette de son étui pour partager son amour avec des musiciens amateurs aussi. Petite parenthèse, c’est à ces actes la qu’on peut faire le distinguo entre les grands (artistes) et les petits, ceux qui pensent avoir atteint le sommet et ne considère pas l’autre comme digne de les accompagner. La parenthèse étant fermé je vous transmets le souvenir de Roy.

Théâtre de Bastia – 2007 (Photo Michel Maestracci)

« Si c’est ça le jazz alors je suis preneur »

La première rencontre avec le trompettiste s’est déroulée à Fano, sur la côte adriatique italienne pour le festival Fano Jazz by the Sea en 2004. Dans l’antique cité il se produisait à la tête du RH Factor avec Reggie Washington (b), Bobby Sparks (org) Renée Neufville (voc), Keith Anderson (s) pour un show funk au groove profond. Le trompettiste revenait aux sources de la musique afro-américaine avec Hard Groove. On retrouvait dans son expression sa propension à faire swinguer son propos. Ceci après une période classique discographique faite de standards (Approching Standards), de clins d’œil à la musique latine (Habana) ou encore du magnifique Moment to Moment agrémenté de cordes. Ce qui fera dire à un ami féru de rock qui avait assisté à son concert bastiais (2007) « Si c’est ça le jazz alors suis preneur ».

Théâtre de Bastia – 2007 (Photo Michel Maestracci)

À la contrebasse pour permettre à un musicien local de jouer

Arrivé la veille de son concert à Bastia, Roy passât l’après-midi du samedi après midi pour se faire dyaliser. Acclamé par les autres patients il quittait l’établissement de santé après avoir signé des autographes et invité ses compères d’un moment à assister à son concert du soir. Et le spectacle fût de toute beauté avec un pianiste et un alter saxo complice. Après le concert, Roy ne s’est pas fait prier pour participer à la jam-session organisée pour l’occasion se mettant même à la basse pour permettre à un musicien local de jouer de la trompette.

À la contrebasse au café de la paix -Bastia 2007 – (photo Gérard Mussier)

Avec Roy Hargrove on était loin de l’image que certains médias voulaient donner à la musique du XXe siècle : une musique intellectuelle, froide et sans émotion.

Discographie :

Au cours de sa carrière, Roy Hargrove  a joué avec Ricky Ford (Hard Groovin’-1989) présent à Bastia en 2003, Jackie Mc Lean (Rhythm of the Earth -1992), Steve Coleman and the Five Elements (The Tao of Mad Phat – ), Slide Hampton (Dedicated to Diz-1993), Johnny Griffin (Chicago, New York, Paris -1994), Abbey Lincoln (A Turtle’s Dream – 1994), Shirley Horn (The Main Ingredient -1995), Barbara Dennerlein ( Take Off!! – 1995), Jimmy Smith (Damn – 1995 et Angel Eyes – 1996), Natalie Cole (Ask a Woman Who Knows -2002), John Mayer (Heavier Things -2002, Continuum -2006), Mario Canonge (Rhizome-2004), Linda Rondstat, Hummin’ to Myself -2004), Rod Stewart (The Great American Songbook – 2005), Mike Stern (Who Lets the Cats Out -2005), Jimmy Cobb (Cobb’s Corner -2007), Roberta Gambarini, normal pour la femme de Larry Clothier son agent (So in Love -2009) et beaucoup d’autres encore.

Jam-Session au café de La Paix avec Amadeus Chiodi (as)

Hommage à Charlie Parker

C’est dire son attraction pour de multiples artistes. Pour ce qui est de sa discographie Roy a sorti une quinzaine d’albums, le premier Diamond in the Rough , en compagnie de Scott Colley (b), Al Foster (dm), Antonio Hart au sax le tout dans un registre très bop avant d’enchaîner sur Public Eye  avec Antonio Hart (s), Billy Higgins (dm) et Chris Mc Bride (b) puis The Vibe avec Jack McDuff (org), Branford Marsalis(s), With the Tenors of our Time avec Stanley Turrentine (s), Joe Henderson (s) ,Johnny Griffin (s), Branford Marsalis (s) et Steve Coleman (s) soit deux générations de ténors.

Roy au chant (Photo Luciano Rossetti by courtesy ©)

En trio avec Chris McBride (b) et Stephen Scott (p) pour rendre hommage à Charlie Parker sur Parker’s Mood. Avec Habana il intègre le latin jazz à son répertoire puis il sort le sublime Moment to Moment avant d’aborder sa période funk avec le RH Factor. Puis de revenir à son jazz straight avec ses deux derniers albums studio. Le reste de sa carrière se poursuivra au gré des concerts et des collaborations puis plus rien. Le mal agissant pour l’empêcher de s’exprimer pleinement. Il reste malgré tout un album tout simplement magique : Direction in MusicLive at Massey Hall du trio Herbie Hancock-Mickael Brecker et Roy Hargrove, avec Brian Blade (dm) et John Patitucci(b)  pour célébrer les 75 ans du duo Miles Trane, c’était le 25 octobre 2001.

Bientôt une galerie photo dédiée à Roy Hargrove

  • Le prince des ténèbres alias Miles Davis
Good bye Roy….

Luciano Rossetti

IL FOTOGRAFO JAZZ

Luciano Rossetti est né en 1959, il vit et travaille à proximité de Bergamo (Italie).

Luciano Rossetti

Rythm in Corsica l’a rencontré pour la première fois lors du festival de jazz de Fano. S’en est suivie une relation amicale et professionnelle, puisque le photographe italien a couvert plusieurs éditions du festival Jazz Equinoxe de Bastia et exposé ses travaux dans l’enceinte du théâtre bastiais.

Luciano Rossetti a photographié les musiciens de jazz italiens et étrangers les plus importants, réalisant plus de 100 projets de disques.

Il coopère avec des labels de disques tels que : ECM (Gian Luiggi Trovesi), Cam (Richard Galliano) , Soul Note (Giovanni Falzone), Splasch (Simone Guiducci), Philology (Franco D’Andrea), NuBop (Matthew Shipp and Guillermo Brown) et des magazines de jazz (Musica Jazz, Jazzman).

En 2007, il a organisé la 1e réunion Tra fotografia e Jazz à Sant’ Anna Arresi (Cagliari – Italie). Depuis plus de 10 ans il expose ses photos en Italie et à l’étranger (Urbino, Fano, Milan, Florence, Mantoue, Vicence, Iseo, Clusone, S.Anna Arresi, Novara, Rozzano ainsi qu’à Bastia, et New York).





Il est l’un des membres fondateurs, coordinateur photo et responsable du programme éducatif de Phocus, une agence de photographes (Phocus Agency) des arts de la scène.

Girls in Hawaii

Le combo belge à Bastia une belle surprise !

Dans une salle de l’Alb’Oru débarrassée de ses fauteuils plusieurs centaines de jeunes sont venus montrer leur passion pour Girls in Hawaii. Une régionale de l’étape était aux premières loges et de se pâmer à chacun des titres joués :  » En Belgique quand ils se produisent c’est toujours sold out s’exclamait-elle « ! Bastia certes n’affichait pas complet mais l’assistance de 25 ans de moyenne d’âge entonnait avec passion les succès du groupe créé par Lionel et Antoine au début du siècle.

La configuration de GIH à géométrie variable favorisait les guitares. Par moment on se serait cru revenu au bon vieux temps du Blue Oyster Cult ou de Lynyrd Skynyrd avec 5 guitares, basse comprise, se déployant sur la scène pour distiller sans Larsen un rock débordant d’énergie. Le background du groupe étant malgré tout plus proche de celui planant du Floyd ou d’Archive avec des accents de Radiohead ou Blur.

Les hits de Nocturne côtoyaient ceux plus âgés de From Here to There et l’un des leader de s’interroger :  » Mais quel âge avez-vous ? Vous connaissez des chansons que nous avons écrites alors que vous n’étiez pas encore nés ! Merci c’est touchant. » Et le set de reprendre avec encore plus de vigueur, une façon au combo de féliciter son public.  » Colors » était l’occasion de remercier tous ceux qui les ont accueillis pour leur concert et particulièrement Sud Hôtel à qui la chanson était dédiée. Après un long rappel le groupe quittait la scène sous les acclamations. Les spectateurs délaissaient à regret l’antre du rock en commentant la prestation à laquelle ils venaient d’assister. Une façon de se retrouver entre initiés de la galaxie rock.

M. M.